Archive for Bébé

Accoucher dans ses affaires

Belle nouvelle pour bébé bedon et nous : la place tant convoitée pour un suivi en maison de naissance a été obtenue.

Un suivi en maison de naissance, ça veut dire un suivi avec une sage-femme plutôt qu’un médecin. Ça veut dire accoucher, au choix, à la maison, à la maison de naissance ou à l’hôpital. Les deux premières options sont uniquement si tout se passe bien, évidemment. C’est ce que nous souhaitions plus que tout. Pour Baptiste, nous sommes restés sur les liste d’attente sans obtenir de place. Mais cette fois-ci, ça y est! Notre maison, notre petit nid familial, sera l’endroit où nous pourrons accueillir en famille le nouveau bébé. Je suis toute excitée!

En mon absence, c’est mon amoureux qui a encore une fois réglé tous les détails par téléphone. Il commence à être habitué je pense. Il connaît mon numéro d’assurance maladie et mon dossier médical par coeur. Et j’aime bien l’implication que ça lui donne!

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Big Bird et l’allaitement

« Qu’est-ce que tu fais? » Les enfants ne sont pas mal à l’aise face à l’allaitement. Ils sont curieux. Ce sont les parents qui ont un sourire gêné et qui tentent de rappeler leur progéniture auprès d’eux. Je  leur dis toujours que non non, ca ne me dérange pas du tout, bien au contraire.

« Il boit du lait. »

Les plus vieux font « Ah » et puis s’en vont. Les plus jeunes s’approchent très près, regardent sans pudeur et répètent tout ce que je dis, comme si ça allait de soi.

« Ben oui… il boit du lait. »

« C’est un petit bébé, alors j’ai du lait pour lui dans mes seins, il aime beaucoup son lait. »

« Ben oui, il aime beaucoup son lait. »

Et quand ils en ont assez, ils repartent comme ils sont venus. Je trouve ça chouette qu’ils soient en contact avec ce geste si naturel, que ça fasse partie du paysage de la normalité.

En 1977, Sesame Street faisait la même chose. (via Bien vivre l’allaitement)

J’aurais jamais cru trouver un jour Big Bird aussi cute!

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Lettre à mon papa

Hola papa,

On passe de super vacances maman et moi. J’adore notre chambre parce qu’il y a un ventilo au plafond. Par contre, il tourne soit très vite ou soit pas du tout alors maman l’arrête souvent. Peux-tu lui dire que ça ne me dérange pas qu’il tourne rapidement s’il-te-plaît?

La nourriture n’est pas fameuse, les ananas sont surettes et maman a essayé de mélanger mes céréales à une pêche en conserve tout à l’heure. Dégueux. Par contre, j’aime le pain et le melon d’eau est délicieux, mais il glisse des doigts, j’en échappe beaucoup par terre.

Je dois ressembler à une star mexicaine parce que tout le monde me fait d’immenses sourires et veut me voir. Je joue le jeu et leur souris à tous, c’est drôle. Même les belles filles en bikini viennent me parler. Je les suis du regard quand elle s’en vont.

Je dois te laisser, je pars me baigner dans l’océan. Ça c’est comme la piscine du YMCA, mais plus grand encore et dehors avec le soleil. Et ça goûte drôle. Je ne sais pas si tu comprends.

Tu me manques, mais finalement je crois que c’est mieux que tu ne sois pas là : il y a un endroit à côté de la piscine où ils font du jus avec des betteraves et des céleris. Maman aurait insisté pour que tu goûtes, mais moi je sais que tu n’aurais pas du tout aimé ça.

On se revoit dans quelques jours!

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Une tente dans une tente

Amener un bébé en camping, c’est courir après le trouble? Pentoute. La petite crasse qui s’accumule entre les doigts potelés trouve sa raison d’être. Dormir sous la tente, c’est chouette peu importe l’âge. Et, surtout, le regard émerveillé de fiston qui découvre le spectacle des flammes pour la première fois n’a pas de prix.

On lui a créé son petit coin dans notre tente (qui en fait prenait au moins la moitié de l’espace). Une tente dans une tente? Pourquoi pas. Ça lui permettait de remuer tant qu’il voulait en demeurant sur son propre matelas auto-gonflant. Il a dormi comme… un bébé.

Dans le fin fond des bois charlevoisiens, en plein pendant perséides, nous en avons complètement oublié de lever les yeux vers le ciel. Il faut dire qu’on était occupé à faire sécher les bas de bébé sur la broche à guimauve!

Un bébé, c’est pratique aussi. On peut faire demi-tour au milieu d’une difficile ascension en prétextant sa sécurité. Et le plus drôle, c’est quand les gens qui sont en pleine montée essuient la sueur qui coule sur leur front en nous regardant avec beaucoup d’admiration pensant que l’on revient du sommet. Vous êtes courageux! « Oui madame! mais ne vous en faites pas, le plus dur est passé, le reste, c’est super facile! »

Et Charlevoix? Bah, c’est un peu joli.

Et ça rend les bébés heureux!

On repartirait n’importe quand. Baptiste est définitivement un gars de plein-air, il adore autant arracher de l’écorce de bouleaux qu’observer les feuilles bouger dans le vent. Il sursaute et rit quand les écureuils font des drrrrrrrrrrrrrrrrr et il aime tellement faire de la randonnée en porte-bébé qu’il en oublie d’avoir faim.

* Nous avions aussi de superbes photos d’un séjour en camping à Kamouraska quelques jours plus tôt, mais des voyous ont jugé bon nous subtiliser le sac à couches avec tout ce qu’il contenait de précieux. Si vous voyez trois p’tits cons avec un gros chien qui se promènent en brandissant des couches lavables dans le coin de St-Pascal, dites-leur donc que j’aimerais ravoir mes photos… et mon porte-monnaie!

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Poussette vs porte-bébé

Pour ceux qui hésiteraient… ce vidéo norvégien montre la différence entre une poussette et le portage, telle que vécue par un bébé.

Mon bébé adore tellement le porte-bébé que je suis depuis longtemps vendue à l’idée. Ci-dessous… Baptiste qui découvre la Gaspésie confortablement installé dans son Beco. Il regarde partout partout avec ses beaux grands yeux bleus, puis, quand il en a assez vu, il s’endort contre la poitrine de maman. Cute.

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« Dans ces pays-là… »

On a tendance à croire que dans les pays en développement, l’allaitement exclusif est la norme. Est-ce vraiment le cas? Non. Les vagues pro-biberons, les croyances qui veulent que le colostrum soit néfaste ou encore la certitude que le lait seul ne désaltère pas suffisamment sont autant de raisons invoquées par les mères à travers le monde pour offrir autre chose que du lait maternel à leur nouveau-né.

Les statistiques de l’UNICEF sont éloquentes. Par exemple, 4% seulement des nouveaux-nés au Niger, 7% des petits vénézueliens et 5% des bébés thaïlandais bénéficient d’un allaitement exclusif durant les premiers mois de vie. De quoi sursauter! En fait, rares sont les pays où plus de la moitié des bébés sont allaités exclusivement. Les Rwandais sont champions avec un score de 88%, mais partout ailleurs, de l’eau, du lait artificiel ou d’autres substances comme du jus d’orange ou de l’eau sucrée sont données.

En moyenne, parmi les pays recensés, ce sont 37% des poupons qui ne connaissent que le sein de leur maman avant l’âge de 4 mois. Quand on connaît les difficultés économiques et la mauvaise qualité de l’eau à laquelle ont accès la majorité des populations qui vivent dans plusieurs coins du monde, ce chiffre est incroyablement bas.

Source : Unicef

Dans la plupart des cas, c’est le fait que de l’eau est aussi offerte aux nourrissons qui fausse la donne. Par exemple, en Côte d’Ivoire, moins de 10% des bébés reçoivent exclusivement du lait maternel. Ce chiffre grimpe à 80% si l’on ajoute ceux qui sont allaités, mais qui reçoivent aussi de l’eau.

Le colostrum (liquide sécrété par la maman dans les premiers jours, plus épais et jaunâtre que le lait), est considéré comme mauvais dans plusieurs régions du monde. Certains croient qu’il donne la diarrhée ou encore qu’il n’est pas suffisamment nourrissant. Pourtant, les médecins s’entendent désormais sur le fait qu’il est très riche en protéines  et en anticorps indispensables à l’immunisation du nouveau-né.

Ici? Quand même pas si mal. Au Québec, c’est environ 60% des femmes qui allaitent à l’hôpital. 46% le font encore exclusivement après 3 mois, puis le chiffre baisse à 6% lorsque le bébé a six mois.

Rappelons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’allaitement exclusif jusqu’à l’âge de six mois, suivi de la poursuite de l’allaitement avec l’ajout d’aliments complémentaires jusqu’à l’âge de deux ans ou plus pour que l’enfant ait une croissance, un développement et une santé optimaux. Fait étonnant, même les mères porteuses du VIH sont encouragées à allaiter dans les pays en développement : les chances de transmission du virus sont moins grandes que les chances que le bébé meure dû à de l’eau de mauvaise qualité.

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Pendant ce temps, en Mongolie…

Je lisais cet article : Breastfeeding in the land of Ghengis Khan, écrit par une Anglaise qui a passé trois ans en Mongolie lorsque son fils était bébé. Elle explique à quel point il est naturel, pour les Mongoles, d’allaiter tardivement leurs enfants. Il paraît que ça rend fort et dans un pays où la lutte est le sport national…

Vue la passion qu’entretiennent les Mongols avec les produits laitiers, je n’ai aucune difficulté à le croire. C’est dans ce pays que le lait de jument fermenté (vraiment moins dégueux que ça sonne) est apprécié, que l’ont fait sécher le fromage sur le toit de la yourte et que l’on connaît les subtilités de la différence entre le yogourt de yak, celui de  chèvre et celui de vache!

Fromage qui sèche sur le toit d'une yourte mongole

Fromage qui sèche sur le toit d'une yourte mongole

Ici? Quand même pas si mal. Au Québec, c’est environ 60% des femmes qui allaitent à l’hôpital. La moitié le font encore exclusivement après 3 mois, puis le chiffre baisse à 6% lorsque le bébé a 6 mois.

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Trimballer son nourrisson à l’autre bout du monde?

Joanna et Pascal l’ont fait. Leur petit Matteo avait deux mois quand ils ont quitté Montréal pour quatre mois, armé d’un porte-bébé et d’un goût de l’aventure hors de l’ordinaire, direction Thaïlande, Indonésie, Japon…  À voir les grands yeux allumés de bébé  et les sourires radieux des parents, l’expérience en valait le coup.

Ils ont blogué le périple ici : Matteo voyage – Le petit journal… J’en parle un peu en retard (puisqu’ils sont déjà de retour), mais le site en vaut le détour. J’aime particulièrement le coup d’œil intéressé qu’ils ont jeté à la façon dont on materne en Asie ainsi que les nombreux conseils pratiques qu’ils partagent.

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De mon côté, avec cet exceptionnel arrêt de travail prolongé et payé qu’est le congé de maternité, je songe aussi à en profiter pour voir du pays. Je rêve d’un petit village au bord de l’océan, m’installer avec mon chum et mon bébé dans une charmante petite maison toute fleurie, sortir le matin acheter du poisson frais, aller me baigner tous les jours…  Guadeloupe? Grèce? Indonésie? Portugal? Ile Maurice? Brésil? On a l’esprit ouvert!

À défaut de pouvoir se payer le luxe d’une location de quelques semaines dans un coin paradisiaque, je lorgne du côté des « Home Exchange« . Il s’agirait de prêter notre condo montréalais à une famille qui, en échange, nous prêterait sa maison au bord de l’océan. Le concept est intéressant et il semblerait que ça fonctionne plutôt bien. À suivre!

Ce Vanuatu qui me manque...

Ce Vanuatu qui me manque...

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