Archive for novembre, 2009

La mouche saoule et le lézard qui la dévora

Il était une fois une mouche gourmande qui plongea dans un verre de Castel bien froide.

Elle fut repêchée par une fourchette et déposée sur la nappe de la table.

Il était une fois un lézard téméraire qui grimpa sur la même table malgré la présence d’humains autour de celle-ci.

Il aperçut la mouche et se mit en tête d’en faire son repas.

Le lézard prit le temps d’observer sa proie, se fit tantôt discret, tantôt prêt à passer à l’attaque. Un bon 5 minutes avant de se jeter sur la mouche pour la dévorer, sans jamais se rendre compte que la pauvre bestiole, complètement saoule, ne faisait que tituber en faisant du sur place.

Deux spectateurs en ont profité pour faire une séance de photos avec le lézard en question.

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Photo roman

Avant de quitter pour Bamako, histoire de célébrer la fête de la Tabaski – un croisement entre un méchoui et un party de Noël, où toute la grande famille se réunit pour tuer et manger un mouton – je me suis dit qu’il serait approprié d’enfin mettre quelques images de Niono sur ce blogue. Les voici.

La "main" de Niono.

La "main" de Niono.

Orange, la compagnie téléphonique française bien établie en brousse malienne.

Orange, la compagnie téléphonique française bien établie en brousse malienne.

La mosquée de Niono. Pas aussi grandiose que celle de Djenné, c'est vrai, mais au moins aussi jolie.

La mosquée de Niono. Pas aussi grandiose que celle de Djenné, c'est vrai, mais au moins aussi jolie.

Eh ben!

Eh ben!

Les canaux d'irrigation, omniprésents dans la vie quotidienne. Grâce à eux, le riz pousse. Mais ils sont aussi un point de rassemblement important dans ce coin du monde où les gens n'ont pas l'eau courante.

Les canaux d'irrigation, omniprésents dans la vie quotidienne. Grâce à eux, le riz pousse. Mais ils sont aussi un point de rassemblement important dans ce coin du monde où les gens n'ont pas l'eau courante.

Grand vendeur de (Nes)café.

Grand vendeur de (Nes)café.

J'avoue, c'est pas Niono, c'est Ségou. Mais c'est joooli quand même, non?

J'avoue, c'est pas Niono, c'est Ségou. Mais c'est joooli quand même, non?

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Cargaisons improbables

Si j’avais une expo-photo à faire sur le Mali, je crois que je choisirais le thème Cargaisons improbables.

Parfois, c’est une femme qui transporte aisément sur sa tête un assemblage pèle-mêle de chaudrons, de cuves, d’ustensiles et de tissus, malgré l’absence totale d’équilibre apparent. Ça ne tiendrait pas une seconde déposé sur une table, mais elle est capable de marcher des kilomètres sans rien faire tomber, avec un bébé accroché au dos en bonus. La loi de la gravité n’est définitivement pas malienne.

L’incontournable, ce sont les Sotrama, ces minibus qui servent de moyen de transport public. À l’arrière, c’est indiqué le nombre maximum de passagers et la vitesse maximale. La plupart du temps, on y lit : 23 pers – 50 km/h. Dans la réalité, des gens sont partout : sur les toits, accrochés à la porte arrière, empilés les uns sur les autres à l’intérieur. La seule règle qui vaut : il y a toujours de la place pour une personne supplémentaire.

L’autre jour, c’était un âne arrêté au milieu de la route à Markala. Pendant quelques minutes, il a refusé d’avancer. On ne parvenait pas à le contourner puisque sur son dos était déposée une pirogue qui devait faire une douzaine de mètres de long.

Souvent, ce sont des petites motos sur lesquelles s’alignent, par exemple : un jeune enfant, un conducteur, une chèvre, une femme et un bébé accroché au dos de la femme.

Il y a aussi les gros camions. Une fois le coffre rempli à pleine capacité, on rajoute un bon deux mètres de hauteur de marchandises.  Le tout déborde abondamment de chaque côté, mais est retenu par un judicieux assemblage de cordes raboutées. Après, on dépose des chèvres et les poules ligotées. Sur les chèvres trônent un groupe de jeunes hommes sont debout, assis, bref, placés n’importe comment. Méchante ride!

Je passerais des heures au coin d’un carrefour achalandé, histoire de photographier le tout. Mais le temps manquant, voici tout de même quelques images prises sur la route entre Bamako et Ségou.

Comments (1)

Je vois…

Le rond bedon a finalement retrouvé son papa à l’aéroport de Bamako (bien que, comme toujours, celui-là fut le dernier à voir ses bagages apparaître sur le carrousel, ce qui est un peu long à 4 heures du mat).  Tout heureux de cette réunion, le petit a bien voulu, dès le lendemain matin, faire quelques galipettes sous l’œil attentif de l’échographe. Il nous a bien impressionné avec ses nouvelles habiletés : bouffer du liquide amniotique, donner des coups de pieds et lever les bras vers le ciel. Le médecin en a profité pour nous dire , et je cite, « je vois un zizi ».

Petit garçon ce sera, donc.

La famille-en-devenir réunie, nous avons entrepris le périple  Bamako-Ségou, puis Ségou-Niono. Des photos suivront dès que la connexion Internet le permettra!

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Poule de luxe à Bamako

Se gâter un peu dans la capitale malienne? J’en avais bien besoin. Faisant une Mitsou de moi-même, voici ma liste pas-du-tout-exhaustive-ni-objective des meilleurs endroits pour changer d’air à Bamako. On pourrait aussi appeler ça le récapitulatif de mes activités du week-end dernier…

La piscine de l’hôtel de l’amitié

L’édifice ressemblait autrefois à un bunker soviétique. Les Libyens, qui ont envahi le Mali ces dernières années, l’ont rénové de fond en comble, sans oublier de lui donner un nom arabe, le Laïco. Le résultat est concluant. Un oasis de tranquillité en plein cœur du quartier le plus animé de Bamako. On n’a pas les moyens de s’y payer une nuit, mais cela ne nous empêche pas de s’y rendre, histoire de profiter du jardin et de la piscine. On oublie alors la cohue, les klaxons, la pollution et on se prélasse à l’ombre des arbres en sirotant un cocktail maison hors de prix ou en mangeant un club sandwich (poulet blanc et bacon, s’il-vous-plaît). La piscine, exceptionnellement propre, est assez vaste pour que l’on puisse faire quelques longueurs entre les enfants qui batifolent et les touristes qui se dorent la couenne.

La piscine 5 étoiles

Le restaurant Appaloosa

Serveuses russes au décolleté plongeant. Chapeaux de cowboy. Décor surchargé de ranch texan. Drapeaux du Québec et couvertures avec des loups (comme sur les cotons ouatés). Mobilier en bois usé. Musique mi-western, mi quétaine-américaine. Un panier de popcorn sur la table. Un vrai cheeseburger, le premier vu au Mali. De délicieuses enchilladas. Bref, tout ce qu’il faut pour se croire en territoire tex-mex. Tout ça réuni sous un seul toit à Bamako?  J’ai eu peine à y croire.

Le Relax et Amandine

Histoire de donner un peu de répit au porte-monnaie, on sonne chez les libanais. D’un côté ou de l’autre du pont , on s’en sort à moindre prix et en mangeant tout sauf ce qui ressemble à un plat africain. Sandwich shish taouk, pizzas, avocat vinaigrette, spaghetti bolognaise, crêpes au fromage de chèvre, pâtisseries françaises et crème glacée, jus d’orange fraîchement pressé… Ça permet d’oublier le riz et les plats mijotés en sauce, si typiques de la cuisine locale. La faune est très « toubabou », les Peace Corps américains y côtoient les hommes d’affaires libanais et les expats européens.

Où est Charlie?

Où est Charlie?

La Biennale africaine de la photographie

En ce moment et jusqu’au 7 décembre, c’est la Biennale africaine de la photographie à Bamako. De passage dans la capitale, j’ai pu assister à bon nombre de vernissages,  à un concert et à quelques expositions. Réparties à divers endroits stratégiques dans la ville, les œuvres (de qualités inégales) ont le mérite de créer un événement culturel d’envergure au Mali et de rassembler les foules. Encore une fois, on y croise surtout les expatriés et les maliens qui gravitent autour des expatriés… pourtant, la plupart des activités sont gratuites.

Le restaurant San Toro

Après avoir fuit à souhait la réalité dans tous ces endroits à mille lieues du quotidien malien, le San Toro est une délicieuse façon de renouer avec l’Afrique. Une adresse assurément vouée à accueillir des touristes (les groupes organisés l’affectionnent particulièrement), mais qui n’en perd pas son authenticité. Tout est ici planifié pour offrir le meilleur de l’Afrique : décor, nourriture et musique. Appétissantes brochettes de poisson ou de viande, plats en sauce à l’africaine (le poulet à la coco était parfait) servis avec un accompagnement de riz, de patates douces en purée ou bien de plantain frits, tout est délicieux. On se console de l’absence d’alcool (je parle des autres, parce qu’avec le rond bedon…) en arrosant le tout d’un breuvage maison : boisson de gingembre à la lime, jus de tamarin ou infusion d’oseille (bissap). Des musiciens bercent l’endroit au son de leur kora tandis qu’on observe les œuvres d’art dispersées sur les murs.

Les musiciens du San Toro

Les musiciens du San Toro

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