Chronique malienne

Mes stagiaires sont arrivés, tous en un morceau, il y a une semaine. J’adore redécouvrir le Mali à travers leurs yeux! Tout le monde va bien et s’amuse beaucoup.

On est à Mopti depuis 6 dodos, logés dans notre super maison au bord du Bani.  On a chaque soir droit à un incroyable coucher de soleil au rythme des pirogues qui coulent doucement sur les eaux du fleuve. Yero, un voisin qui garde des singes et des tortues géantes nous prépare sans cesse du thé (je crois bien être déjà accro!) et nos cuisinières, Dico et Anta, mijotent des petits plats succulents. Entre les formations sur le compost, les foyers améliorés et le séchage solaire, on se promène en ville, on mange (beaucoup!), on jour au foot et on joue au carte… Le paradis!

Rue mopticienne animée, avec la mosquée en arrière plan
Rue mopticienne animée, avec la mosquée en arrière plan

Coucher de soleil sur le fleuve Bani, à Mopti
Coucher de soleil sur le fleuve Bani, à Mopti

Le fleuve, qui sert de moyen de transport et de... lave-auto
Le fleuve, qui sert de moyen de transport et de… lave-auto

Jamais je n’aurais cru cela, mais la nuit, on gèle! Il fait 12-14 degrés, dans une maison pas isolée… Tout un contraste avec les 38 degrés qu’on atteint durant la journée.

On quitte demain pour Sambara et je prévois un accueil assez impressionnant. Ici, on dit que l’étranger est roi et ça se sent! Les gens sont hyper curieux de nous connaître, d’échanger, de partager. C’est vraiment agréable.

J’ai fait l’épicerie aujourd’hui! Toute la journée à marchander. J’ai acheté :
– 100 kg de riz
– 30 kg de mil
– 20 kg de maïs
– 50 kg d’oignon
etc.. (les .., c’est pour toi, Mig. Tu peux les partager avec tous les architectes du monde!)

Bref, tout un panier d’épicerie!

Salimata vend des tomates
Salimata vend des tomates

On a aussi acheté une panoplie complète de marmites, de nattes tissées, de sceaux en plastique, etc. Et comme tout se marchande, ça prend une éternité. Dire que l’un de mes objectifs en revenant en Afrique était de casser un peu avec le rythme de consommation nord-américain. En tout cas, c’est raté pour aujourd’hui.

On a aussi fait quelques cours de Fulfulde (Peul). Voici comment on dit oui : O’OOHON et voici comment on dit non : OOHON. Je vous laisse imaginer la suite! C’est vraiment pas évident, la grammaire et la syntaxe sont très complexes. Je parle aussi Bambara dans la rue (mon Bambara recyclé de mon stage en 2001), sans compter le russe avec l’un des employés de l’ONG avec qui on travaille, et l’espagnol avec les médecins cubains qui travaillent ici en coopération. Tout un cocktail de langues dans lequel je me perds assez vite, ce qui donne du russo-bambara ou du bamba-fulde ou du espagno-bara…

Le Mali gaspésien

En terminant (avant un bon petit bout puisqu’au village, il n’y a ni internet, ni ordis, ni même électricité), voici, pour les gens de chez moi, quelques observations sur ce Mali que je trouve parfois très…. gaspésien!

La terre rouge

D’abord, comme le sol gaspésien, la terre ici est rouge. C’est superbe, surtout en fin d’après-midi, les couleurs explosent littéralement!

Les surnoms

Si tout le monde dans votre village connaît Quequin, Pepite et Quenoche (d’ailleurs, qui connaît leur vrais noms?), eh bien dites-vous que c’est la même chose pour Néné, Babi et Gogo, leurs cousins maliens!

Manger avec la main

Certains gaspésiens (je ne nommerai personne!), aiment bien manger avec leurs doigts, quitte à piquer la bouffe avec la fourchette pour ensuite la prendre avec les doigts avant de manger. Même chose ici, fourchette en moins. On mange à la main dans un grand bol partagé (à chacun son p’tit coin… pratique pour repousser ce qu’on aime moins!).

Une grosse

Ici aussi, prendre une grosse bière dans un bar, c’est cool.

J’en aurais un peu plus, mais le temps manque!

À bientôt… ou jam wala’hin, comme on dit en Peul!

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3 commentaires »

  1. Mig said

    Mig! Quelle joie que ces nouvelles. Merci pour les .., je vais les partager avec ma poignée d’amis qui est récemment devenue OFFICIELLEMENT architecte!

    As-tu reçu mes deux textos? Ça m’a pris presque une heure les écrire (tu n’as pas de soucis à te faire, ta Mig sera toujours aussi demeurée à ton retour).

    Merci de partager avec nous ces morceaux du Mali, ce pays qui m’intrigue et qui a accueilli mes parents dans les années 70!

    Tu me manques.

    Mig xox

  2. Rachel Picard said

    J’ai hâte de te lire
    24 février, c’est très long
    XXXXXXXXXXXXXXXXX
    Rachel

  3. […] Chronique malienne […]

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