Revenir vers la Calle no 116

Chaque dimanche à Bogotá, c’est Ciclovia. Plusieurs rues, incluant des artères, sont fermées à la circulation automobile et prises d’assaut par les cyclistes et les piétons. Trop heureuse d’avoir trouvé un endroit où louer un vélo, j’ai enfin pu me lancer à l’attaque de cette ville sur deux roues.

Le vélo était en mauvais état. Au moment où je l’ai enfourché, les freins à l’avant ET ceux à l’arrière frottaient sur les jantes. Deux pseudo-mécaniciens se sont dépêchés de régler le tout en quelques manœuvres brusques et douteuses. Les patins de frein ne m’empêchaient effectivement plus de rouler, mais à chaque révolution, la roue avant débalancée faisait un drôle de bruit et laissait présager le pire. Cric. Cric. N’écoutant que mon désir de pédaler, je me suis tout de même jointe au flot de cyclistes.

J’ai commencé par le segment que je connaissais déjà pour l’avoir marché et parcouru en taxi à plusieurs reprises : de la Calle 116 jusqu’au centre de la ville.

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À la hauteur de la Calle 93 et de son magnifique parc, je me suis retenue pour ne pas m’arrêter… je venais à peine d’enfourcher ma monture. J’ai décidé que je m’arrêterais au retour, avant d’aller faire des courses au petit marché d’art d’Usaquen.

Vis-à-vis la Calle 35, dans le Parque Nacional trop bruyant pour être agréable malgré la verdure, je me suis arrêtée pour déguster un jus de fruits frais que l’un des nombreux petits kiosques ambulants offrait aux passants.

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J’étais rendue en face du musée national, à la hauteur de la Calle 28 quand j’ai regardé la carte et décidé de faire le grand tour. Le cliquetis de la roue m’inquiétait, mais j’étais rassurée par les nombreux kiosques de réparation de vélo parsemés le long de la Ciclovia.

J’étais fière de moi quand j’ai constaté que j’étais rendue à la Plaza Simon Bolivar, près de la Calle 7. Il me semble que ça avait pris une éternité s’y rendre en autobus l’an dernier. D’autant plus que ce coin de la ville est très agréable à arpenter avec ses petites rues colorées.

Sans titre

Près de la Calle no 3, j’ai songé à rebrousser chemin. Je commençais à me remémorer tout ce que l’on m’avait raconté à propos de la partie Sud de Bogotá et de ses quartiers dangereux, où il vaut mieux ne pas mettre les pieds. Pour faire la boucle, il me fallait, après avoir traversé la Calle 1, continuer vers le sud et jusqu’à la Calle 17s, les chiffres remontant à nouveau, mais affublés d’un « S ».

Je me suis trouvée nounoune et j’ai tenté de me convaincre que la peur, ce n’est que le résultat des histoires fictives que l’on se raconte. Je me suis rappelée la fois où j’ai dormi chez des inconnus en Mongolie. La fois où j’ai fait du pouce en Pologne. La fois où je suis rentrée à 3h du mat, en marchant seule dans les rues de Moscou. Je n’avais pas eu peur et il ne s’était rien passé de malencontreux. Mais à cette époque-là, mon bien le plus précieux était mon sac à dos alors que maintenant, il y a deux petits hommes qui m’attendent à l’autre bout du continent. N’ai-je pas déjà dit sur ce blogue avoir accouché de mon guts en même temps que de mon premier bébé ?

Je me suis raisonnée. Il s’agissait de la Ciclovia, un événement familial, je me fondais dans la foule de cyclistes, le parcours était jalonné de policier. C’était le moment ou jamais de découvrir un nouveau secteur de cette ville. Alors j’ai continué de rouler, happée par la route qui descendait, absorbée par la vue toute nouvelle sur le majestueux Montserrate.

Peu à peu, les autres cyclistes sont presque tous disparus. La rue n’était plus bordée par de beaux bâtiments de brique rouge, mais par des habitations beaucoup plus modestes aux toits de tôle. Je n’étais plus dans Bogotá-la-riche où un appartement moyen coûte 2000$ par mois, mais dans le Sud-de-Bogotá, où l’on n’a aucune raison de s’aventurer. Les couples BCBG en vêtements techniques avaient été remplacés par quelques ados aux airs de petits dur à cuire. Les caniches en laisse avaient laissés place aux bull terrier et aux rottweilers qui circulaient librement. J’ai repensé à mon ami S. avec qui je fais du vélo et qui m’a déjà expliqué quelques techniques en cas d’attaque de chien. Je me suis visualisée en train de lancer ma bécane vers un chien qui me pourchassait. C’est ce que l’on fait quand on a peur, on s’imagine le scénario entier.

Lorsque j’ai réellement ressenti le besoin de retourner sur mes pas, il était trop tard. Affronter à nouveau les chiens, mais en remontant cette fois-ci ? Je préférais espérer que le prochain tournant me mènerait dans un secteur où je me sentirais plus à l’aise.

Cric. Cric. Le bruit désormais familier de ma roue était presque rassurant.

Je n’ai pas de photo de ce quartier, je n’osais plus sortir mon téléphone pour en prendre, pas plus que pour regarder la carte sommaire de la Ciclovia que j’y avais enregistré. Je me souvenais simplement qu’il fallait atteindre la 17S puis la redescendre.

J’ai croisé la 8S, la 12S, la 15S. Les rues me semblaient plus éloignées les unes des autres que dans la partie nord. Je suis arrivée à la 17S, l’ai emprunté et j’ai eu l’impression de descendre pendant une éternité avant d’enfin pouvoir tourner à droite pour retourner en direction de la 116. J’ai suivi cette nouvelle rue en observant avec soulagement que les chiffres remontaient. Calle 1. Calle 7. Calle 18. Calle 22. Je me sentais à nouveau à l’aise, heureuse de pédaler et d’avoir persévéré !

C’était avant de frapper le triangle des Bermudes.

Ça a commencé par un détour. Puis un autre. Puis une autoroute à traverser via un pont piétonnier. Puis une autre. Puis un détour qui m’a envoyé dans la mauvaise direction. Calle 20. Calle 19. Non ! J’ai rencontré quelques autres cyclistes avec qui j’ai retraversé l’autoroute en sens inverse et qui m’ont indiqué quelle direction prendre. Soulagement de retrouver les rues qui remontent. Calle 32. Calle 34. Je savais qu’il me fallait tourner sur la 36. D’ici-là, une côte à monter : plaisir ! Une côte à descendre : crainte que ma roue, avec son alarmant cliquetis, ne lâche. Cric. Cric. Calle 44. Merde, j’étais passée tout droit.

Il y a une loi non écrite qui dit qu’on ne peut pas revenir sur ses pas à vélo si ça implique de remonter ce que l’on a déjà descendu. Ça ne se fait pas. Ou est-ce peut-être simplement mon orgueil ?

J’ai décidé de continuer, certaine que les numéros de rues pouvaient me guider. Erreur : je me suis complètement perdue. Quelque part dans le parc Simon Bolivar, en tentant de regagner la « Boyacá », qui me permettrait de rouler en ligne droite pour revenir à la Calle 116, la Ciclovia est disparue et je me suis retrouvée dans la rue, seul vélo ou presque dans le lourd trafic.

Vulnérable entre les autobus et les taxis fous, j’ai regretté ne pas avoir demandé un casque en louant la bicyclette. Mais à ce moment, je partais rouler sur la pépère Ciclovia, pas sur l’accotement d’une autoroute !

Quand j’ai reconnu la route pour l’aéroport, je me suis dit que un, j’étais dans la merde et que deux, il valait mieux trouver une façon de retourner vers le centre-ville pour retrouver les rues qui m’étaient familières, même si entre moi et celui-ci, il y avait un amas d’autoroutes et de carrefours giratoires. De pont piétonnier en segments de pistes cyclables, de petites rues agréables en nuages noirs d’autobus déglingués que je devais suivre, j’ai fini par retrouver mon chemin. Merci aux montagnes, fidèle support visuel…

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Je ne pensais jamais être aussi heureuse de recroiser la Ciclovia du centre-ville avec ses couples en chandail de polyester assortis. J’ai roulé très vite entre la 72 et la 116. Il était trop tard pour m’arrêter au parc de la 93, trop tard pour aller à Usaquen, mais j’ai pris le temps, avant de remettre la bécane, de déguster un délicieux jus d’oranges fraîchement pressées.

50 km dans les rues de Bogotá, je déclare officiellement avoir pédalé cette ville !

Mapa ciclovia

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Une maman sur Skype

Cet inconnu est assis à côté de moi à l’aéroport de Bogotá. Nous attendons probablement le même vol à destination d’Atlanta, partageons la même borne de recharge. Deux voyageurs d’affaires devant leur quelconque fichier excel. La sonnerie Skype se fait entendre. Nous sursautons en chœur. C’est son tour, pas le mien. « Hey sweethie, mommy told me you lost a tooth, that’s great. You know you will have to put it under your pillow right? » Il était ému. Un papa sur Skype, faisant son possible pour jouer son rôle de père à distance.

Je suis moi aussi une maman sur Skype plus souvent qu’à mon tour. Une maman qui dépend des aléas du wifi pour pouvoir souhaiter bonne nuit à ses petits. Qui anticipe parfois l’absence de réseau et qui enregistre un message avec son téléphone, l’envoie par texto, et espère qu’ils sentiront peut-être sa présence lorsqu’ils l’écouteront en boucle. Une maman sur Facetime qui entend les cris de ses enfants avant de se retrouver devant un écran qui montre le plancher et les jouets épars, écoutant de loin son chum gérer la situation, sans pouvoir intervenir.

Je les ai aimé dès la première seconde où ils sont apparus en moi. Je me suis jurée et leur ai promis d’être là pour eux, toujours, sans compromis. Je les ai accueilli dans ma vie sans demi-mesure, les ai allaités, bercés, portés, le plus possible, refusant l’idée que « je les gâtais », répondant que c’était moi qui se gâtait. J’ai menti pour retarder leur entrée à la garderie (désolée, nous sommes en voyage, l’intégration devra attendre…), ai étiré aussi longtemps que possible mon congé de maternité (finalement, je vais attendre le retour des vacances…), suis retournée au travail avec une boule au ventre et l’envie de hurler leur absence. J’étais imposteure dans ce bureau, mon vrai rôle était auprès de mes bébés.

Puis les opportunités de voyage sont arrivées. Au début j’ai dit oui, trois jours. Puis une semaine, puis presque deux. Puis trop souvent. Et je suis devenue une maman souvent en voyage.

Une maman qui profite de son temps à l’étranger pour travailler tard, sortir prendre un verre, lire autre chose que des livres pour enfant, dormir toute la nuit sans interruption. Une maman à l’autre bout du monde qui évite à tout prix les endroits où il y a des enfants, car ça lui tord les entrailles.

J’ai des petits hommes qui maîtrisent mieux le globe-terrestre que bien des adultes, qui ont des répliques d’avion dans leur bac à jouet, qui me voient faire et défaire des valises, m’apportant des devises étrangères qu’ils ont caché dans un camion de plastique. Un grand garçon de quatre ans qui explique, avec une pointe de fierté et d’amertume dans les yeux, que « ma maman elle donne de l’eau aux gens dans d’autres pays pour faire pousser des légumes, mais il faut qu’elle voyage ». Un petit homme de deux ans qui me demande pourquoi j’ai deux « travail », un ici et un là-bas, et pourquoi il ne peut pas venir travailler avec moi là-bas non plus.

J’ai un amoureux qui tient le fort. Sans qui jamais je ne pourrais m’absenter. Pour qui je suis insultée chaque fois qu’on me dit « mais tu es la maman, ce n’est pas pareil… », parce qu’il est là, entièrement là pour eux et pour moi. Un pilier. J’ai des parents qui font mille kilomètres pour venir passer une fin de semaine avec mes enfants quand je ne suis pas là, pour leur changer les idées, pour nous aider.

J’ai un travail que j’aime. La carrière stimulante dont j’ai toujours rêvée, pour laquelle j’ai bûché et couru après les étoiles à aligner. Et à vrai dire, j’adore ça, voyager. Découvrir des lieu, vibrer au rythme d’un quotidien exotique, apprendre des langues, découvrir les subtilités d’une autre culture.

Mais je ne suis pas là chez l’ergo, chez le dentiste, chez le médecin. Je n’ai pas vu la chauve-souris en rouleaux de papier de toilette de mon fils qui est accrochée dans son local de garderie. Je me rends compte trop tard que les souliers de mon autre fils ne lui font plus. Je ne suis pas là pour arroser les tomates que nous avons plantées ensemble.

Je me suis jurée et leur ai promis que je serais toujours là pour eux. Je dois maintenant me persuader que je ne manque pas à ma promesse en étant souvent au loin. J’ose croire que mes fils y verront une leçon de liberté, d’accomplissement. Qu’ils sauront qu’ils ont eux aussi le droit de poursuivre leurs rêves, quels qu’ils soient et que parfois, ça implique de ne pas être ensemble. Je dois me convaincre qu’entre-temps, leur papa, mes parents, ma belle-famille et la garderie font partie de ce village qui élève, avec amour, mes enfants.

On annonce l’embarquement. Je vais attraper mon avion, lire en trouvant le temps long dans les airs, faire de mon mieux pour ne bousculer personne en me ruant vers la douane à l’arrivée, apprécier que le chauffeur de taxi roule un peu trop vite sur l’autoroute. Je vais réveiller mon chum parce qu’il aura mis, par habitude, le loquet à la porte avant d’aller dormir. Je vais aller me blottir contre ce que j’ai de plus précieux au monde, les miens. Et je vais m’endormir en priant que le jour où mon enfant perdra sa première dent, je serai là pour fouiller dans le fond de mon porte-monnaie, que contrairement à ce papa à l’aéroport, j’aurai à me demander combien ça peut bien valoir de nos jours, une dent d’enfant.

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Avoir du guts

Était-ce de l’inconscience?

De l’insouciance?

Une belle naïveté?

Du guts?

J’étais enceinte de mon fils quand on m’a proposé un emploi (de rêve), au Mali. Mon obstétricienne et deux médecins de voyage m’ont fortement déconseillés de partir enceinte. Mais je suis une enfant gâtée par la vie, pas du tout habituée à renoncer et je n’étais pas prête à dire non, ni à la maternité, ni au boulot tant convoité. Alors j’ai dis oui à tout et je suis partie avec mon bedon. Sur place, une gynéco compétente, des expats avec des enfants et une tonne de maliennes enceintes ont suffit à me rassurer sur la normalité d’une grossesse africaine. Tout s’est bien déroulé et, en embrassant ce choix hors-norme, j’ai eu l’impression d’offrir en même temps à mon fils le droit d’être libre et d’écouter ses rêves, quitte à prendre des risques.

Quand le nouveau + est apparu au printemps dernier, il était trop tard pour annuler un voyage d’affaire de deux semaines en Afrique. L’expérience fut complètement différente. Mon corps (ou mon esprit?) n’a pas suivi, j’ai eu tous les effets secondaires possibles et imaginables des médicaments anti-malaria, mes nausées ont été décuplées, je n’arrivais plus à me nourrir, à dormir… En juillet, j’ai refusé d’y retourner, je ne m’en sentais pas la force. Puis, en septembre, j’ai eu une grosse frousse, un début de travail prématuré à 25 semaines de grossesse. Le repos complet a heureusement permis d’endiguer la catastrophe et je suis toujours enceinte, désormais de 34 semaines. Je me suis vue au fond de la brousse africaine,  pendant mon épisode de contractions prématurées, à 5 heures de route de la capitale, à 2 jours d’avions/aéroports de Montréal… Je n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se produire.

Des amis viennent de quitter pour quelques mois de folles aventures en Asie : http://furetiers.sosy.ca/ (leur blogue vaut vraiment de détour). Un voyage de rêve! Et pourtant, au-delà de l’exotisme, je me surprends à penser aux dangers qui les guettent. Le trafic fou, la nourriture contaminée, les bibittes dangereuses, les gens malintentionnés qui ciblent les occidentaux… Au lieu de les envier, je regarde ma confortable maison et mon agréable quotidien tranquille (repos complet, on s’en souvient) entourée de ma famille… et je me trouve chanceuse d’avoir si peu de soucis.

Parfois, j’ai l’impression qu’en donnant naissance à mon fils, j’ai aussi accouché de mon guts.

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Accoucher dans ses affaires

Belle nouvelle pour bébé bedon et nous : la place tant convoitée pour un suivi en maison de naissance a été obtenue.

Un suivi en maison de naissance, ça veut dire un suivi avec une sage-femme plutôt qu’un médecin. Ça veut dire accoucher, au choix, à la maison, à la maison de naissance ou à l’hôpital. Les deux premières options sont uniquement si tout se passe bien, évidemment. C’est ce que nous souhaitions plus que tout. Pour Baptiste, nous sommes restés sur les liste d’attente sans obtenir de place. Mais cette fois-ci, ça y est! Notre maison, notre petit nid familial, sera l’endroit où nous pourrons accueillir en famille le nouveau bébé. Je suis toute excitée!

En mon absence, c’est mon amoureux qui a encore une fois réglé tous les détails par téléphone. Il commence à être habitué je pense. Il connaît mon numéro d’assurance maladie et mon dossier médical par coeur. Et j’aime bien l’implication que ça lui donne!

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Partir à reculons

Un billet d’avion pour le Mali. Avec mon nom dessus. Il y a quelques années, j’aurais sauté de joie à l’idée d’avoir un boulot qui m’offre ce genre d’opportunité. Aujourd’hui, oui j’ai quelque part au fond de moi une envie d’Afrique, de ses odeurs, de ses couleurs. Mais j’ai surtout l’angoisse immense d’être à mille lieues du petit bonhomme dont je n’ai jamais été séparée plus de quelques heures depuis sa conception.

C’est si court, deux semaines, pour se rendre à l’autre bout du monde travailler avec des collègues maliens. C’est si long, deux semaines, quand on songe que c’est 15 dodos sans son enfant.

Je l’avoue, j’ai déjà un peu méprisé ceux pour qui occupaient leurs temps libres en travaillant sur leur terrain. Aujourd’hui, je comprends que le bonheur, c’est mon bébé qui fait bye-bye aux branches des arbres quand le vent les fait bouger, qui tape des mains en disant Bravo quand on va vider les chaudières accrochées à notre érable, qui se couche sur le dos en riant dans la bouette de notre gazon-plus-brun-que-vert. Ces semaines de printemps, je les aurais volontiers consacrées à embellir ma cours avec mon chum et mon fils plutôt qu’à parcourir le monde.

P.S. Je ne voyage pas seule. Eh oui, l’Afrique avec un bedon devient une habitude. Cette fois-ci, il est à peine visible… mais le petit cœur qui bat bien caché au fond de mes entrailles est bel et bien présent et m’accompagnera dans ce périple.

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Une fois le tour du soleil… le plus grand des voyages

Ma petite révolution autour du soleil est terminée. 13 février 2010, je partais en congé pour une année entière. 14 février 2011, je retourne au travail.

Oui, ça fait peur. C’est stressant aussi. C’est une révolution, mais elle me ramène à mille lieues du point de départ.

Pendant cette année, je suis devenue mère. J’ai tenté de rester femme en même temps. J’ai appris à accoucher, à donner mon lait, à me réveiller la nuit sans rouspéter,  à faire des purées, à coudre, à admirer les plafonds partout où je passe, à bercer, à aimer sans borne.

Je crois pouvoir affirmer que la maternité, malgré ses hauts et ses bas inévitables, me va bien. J’espère pouvoir en dire autant de la mère de famille au travail que je m’apprête à devenir.

« Conciliation Travail-Famille ». Ce n’était qu’une belle expression abstraite. Je ne me doutais pas qu’elle cachait autant d’appréhension, d’espoir et de défis. M’y voici!

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Aller voir ailleurs

Mon p’tit bonhomme et moi prenons l’avion ce mardi pour une semaine dans un pays loin là-bas. D’autres aventures seront donc relatées ici prochainement.

En attendant, je vous recommande chaudement le blogue de mon frérot qui se la coule douce en Suède pour une année d’échange universitaire (lui pense évidemment qu’il trime dur, mais du haut de ma presque trentaine, je me permets de dire « Ouin Ouin, c’est ça, c’est ça. »)

Ses épisodes en photographie sont particulièrement savoureux, surtout « La Slovaquie, c’est tellement trash que…« 

À bientôt!

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