Avoir du guts

Était-ce de l’inconscience?

De l’insouciance?

Une belle naïveté?

Du guts?

J’étais enceinte de mon fils quand on m’a proposé un emploi (de rêve), au Mali. Mon obstétricienne et deux médecins de voyage m’ont fortement déconseillés de partir enceinte. Mais je suis une enfant gâtée par la vie, pas du tout habituée à renoncer et je n’étais pas prête à dire non, ni à la maternité, ni au boulot tant convoité. Alors j’ai dis oui à tout et je suis partie avec mon bedon. Sur place, une gynéco compétente, des expats avec des enfants et une tonne de maliennes enceintes ont suffit à me rassurer sur la normalité d’une grossesse africaine. Tout s’est bien déroulé et, en embrassant ce choix hors-norme, j’ai eu l’impression d’offrir en même temps à mon fils le droit d’être libre et d’écouter ses rêves, quitte à prendre des risques.

Quand le nouveau + est apparu au printemps dernier, il était trop tard pour annuler un voyage d’affaire de deux semaines en Afrique. L’expérience fut complètement différente. Mon corps (ou mon esprit?) n’a pas suivi, j’ai eu tous les effets secondaires possibles et imaginables des médicaments anti-malaria, mes nausées ont été décuplées, je n’arrivais plus à me nourrir, à dormir… En juillet, j’ai refusé d’y retourner, je ne m’en sentais pas la force. Puis, en septembre, j’ai eu une grosse frousse, un début de travail prématuré à 25 semaines de grossesse. Le repos complet a heureusement permis d’endiguer la catastrophe et je suis toujours enceinte, désormais de 34 semaines. Je me suis vue au fond de la brousse africaine,  pendant mon épisode de contractions prématurées, à 5 heures de route de la capitale, à 2 jours d’avions/aéroports de Montréal… Je n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se produire.

Des amis viennent de quitter pour quelques mois de folles aventures en Asie : http://furetiers.sosy.ca/ (leur blogue vaut vraiment de détour). Un voyage de rêve! Et pourtant, au-delà de l’exotisme, je me surprends à penser aux dangers qui les guettent. Le trafic fou, la nourriture contaminée, les bibittes dangereuses, les gens malintentionnés qui ciblent les occidentaux… Au lieu de les envier, je regarde ma confortable maison et mon agréable quotidien tranquille (repos complet, on s’en souvient) entourée de ma famille… et je me trouve chanceuse d’avoir si peu de soucis.

Parfois, j’ai l’impression qu’en donnant naissance à mon fils, j’ai aussi accouché de mon guts.

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En voiture!

À l’approche de la saison des vacances, voici deux courts vidéos pour les parents d’enfant de plus-d’un-an-pas-encore-deux-ans qui se demandent s’ils ne devraient pas retourner le siège de bébé.

Collision face à l’avant :

Collision face à l’arrière :

De plus en plus, les recommandations à travers le monde sont de laisser l’enfant face vers l’arrière aussi longtemps que possible. On comprend pourquoi.

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Truc de voyageur

Petite constatation suite à cette journée d’escale parisienne…

Jadis, on cherchait les McDo pour les toilettes gratuites. Désormais, on cherche les McDo pour le wifi gratuit.

Plus ça change, plus c’est pareil. La vie est belle, sous l’arche dorée.

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Amour inconditionnel

Comme tous les parents du monde, j’aimerais que mon fils grandisse en étant quelqu’un de bien. Une personne épanouie, capable d’entretenir des relations saines avec les autres, généreuse, créative, accomplie. Une personne heureuse. Aucun parent ne met au monde un humain en espérant qu’il soit malheureux.

Mais une fois que le bébé est né, il n’y a pas de mode d’emploi. On construit ça comment, un humain heureux?

Au début, c’est facile. On n’a qu’à l’aimer inconditionnellement. Il est tout petit, tout vulnérable. On confronte un peu les grands-mères qui nous disent qu’il faut laisser pleurer “sinon il va être gâté” et on sort l’argument en vogue qu’un nourrisson, ça n’a pas des caprices, mais des besoins. Besoin de lait, mais aussi de chaleur, de réconfort. On se lève la nuit sans regarder l’heure, en se disant que si nous étions abandonné dans un lit à barreau, incapable d’en sortir pour aller à la toilette ou boire une gorgée d’eau, nous aussi aurions envie que quelqu’un vienne nous aider. On l’amène dormir dans notre lit parce que c’est rassurant et plus facile pour tout le monde.

Puis le petit bout d’homme grandit et son caractère apparaît. La première crise du bacon est bien drôle, mais les suivantes? Faut-il l’ignorer pour qu’il cesse? Peut-on le consoler sans le gâter? Et quand il décide, à l’épicerie, qu’il lance le contenu du charriot par terre? Et quand il nous mord parce que ses dents le font souffrir? Et quand il se choque parce qu’il n’a pas envie de légumes? Et quand il refuse d’aller dormir parce que la vie est trop excitante? On fait quoi?

Toutes sortes de réponses existes. Les nombreux livres, les émissions de télé et les petites madames au centre d’achat sont autant de sources de renseignement. Plusieurs experts diront cependant que peu importe ce qu’on tente de faire, il y a fort à parier qu’on reproduira essentiellement ce que l’on a connu. Après tout, ça a marché, non?

Mais bon, on a quand même le droit de vouloir réfléchir à la question.

J’ai toujours ressenti un malaise face à l’approche behavioriste (pensez à Super Nanny ou Dr Nadia). Je ne veux pas “dresser” mon enfant pour qu’il obéisse à mes besoins. La carotte et le bâton avec la sacro-sainte directive d’être toujours constant sans JAMAIS déroger d’un principe, ça ne me ressemble pas beaucoup. Puis récemment, on m’a parlé de ce livre : Unconditionnal Parenting, de Alfie Kohn.  Je l’ai commencé avant mon départ et en continue présentement la lecture.

 

Et si la méthode récompense/punition n’était pas la bonne approche? Le retrait, que l’on pense inoffensif quand on le compare avec les punitions corporelles, est-il vraiment anodin? En mettant son enfant en retrait, le parent se dit qu’il le fait pour le bien de l’enfant. Parce qu’il l’aime. Il espère que l’enfant en profitera pour réfléchir à ses actes. Et surtout, qu’il ne recommencera plus.

Mais si, au contraire, l’enfant vivait cela comme un amour conditionnel? “ma maman ne m’aime plus si je fais cela”. Bien sûr, ce n’est pas ce que le parent ressent. Mais c’est peut-être le message qu’il envoie malgré tout. À court terme, il y a des chances que l’enfant ne recommence plus par peur d’être à nouveau puni. Mais avoir peur de ses parents, est-ce une bonne raison pour ne plus mal agir? Et surtout, est-ce la bonne approche à long terme? Pas certaine.

Un parent qui pense que son enfant puni va réfléchir à comment il pourrait faire pour mieux agir la prochaine fois est un parent qui n’a jamais été puni! Ou qui a oublié le sentiment d’injustice et l’envie de vengeance que l’on ressent quand on est privé malgré nous de notre liberté.

L’auteur mentionne que les punitions, ça ne fait qu’aller en escaladant, que ça ne marche pas (plus ça va, plus on doit en trouver des dures pour qu’elles fonctionnent) et que ça envoie le message à son enfant que la chose à faire est d’éviter de se faire prendre, tout simplement. Très peu pour la relation de confiance.

Dans la vraie vie, on peut subir les conséquences directes de nos actions, mais on ne se fait pas “punir” par une force extérieure (à moins d’aller en prison). D’ailleurs, le mot conséquence qu’on utilise actuellement au lieu du mot punition est plutôt faux. Si un jour je refuse de manger parce que je suis fâchée, personne ne va m’envoyer dans ma chambre réfléchir (punition). J’aurai simplement faim plus tard (conséquence). Et peut-être que je mangerai une collation en soirée sans que personne ne m’en empêche… pourquoi exige-t-on de nos enfants ce qu’on n’exige même pas de soi-même?

Pour l’auteur, les félicitations et récompenses à outrance ne sont pas mieux que les punitions. Ce n’est que l’envers de la médaille, ou le complément de la punition si l’on veut. Un enfant qui reçoit trop de récompenses ou de félicitations finit par avoir la recherche de récompenses et félicitations comme source de motivation au lieu du désir réel de bien faire les choses. Ça pourrait miner la confiance et faire des adultes constamment à la recherche de l’approbation des autres. Et surtout, ça enlève le goût d’explorer pour soi-même. Selon les recherches, les enfants qui reçoivent des récompenses auraient tendance à reproduire les mêmes actes (pour être récompensés à nouveau), plutôt qu’à réfléchir et tenter de nouvelles choses. Ils sont conditionnés, tout simplement.

J’ai aussi trouvé intéressant quand l’auteur mentionne que souvent, des parents d’ados à problèmes disent qu’ils ne comprennent pas, “il m’écoutait toujours quand il était plus jeune, c’était un enfant facile”. Eh bien ces ados n’auraient pas changé, c’est juste qu’en vieillissant, ils écouteraient la pression des pairs plutôt que la pression parentale. L’auteur encourage à penser à long terme et à plutôt encourager nos enfants à faire des choix critiques, même si ça implique de nous remettre en question nous, les parents.

On fait quoi alors? Laisser l’enfant faire tout ce qu’il veut sans rien dire n’est pas mieux, évidemment. Au contraire, c’est une forme d’abandon alors que notre rôle de parent est bien réel. Et si on faisait confiance à notre enfant? Qu’on lui expliquait les choses tout en se mettant parfois dans sa peau, qu’on l’encourageait à réfléchir? C’est un chemin un peu plus long, mais en fin de compte, c’est le seul qui nous permet de réellement créer un lien de respect mutuel. Certains diront qu’expliquer, ça ne fonctionne pas. Ça voudrait dire qu’un enfant n’accorderait pas d’importance à ce que ses parents, les personnes les plus importantes pour lui, pensent? Difficile d’y croire.

Juste avant mon départ, Baptiste m’a mise à l’épreuve en me faisant le coup du panier d’épicerie. Tout ce que j’y déposais, il voulait lancer par terre. Au début, j’ai dit un non très clair en le regardant. Puis je me suis ravisée… Il faisait ça pourquoi au juste? Certainement pas pour me faire suer. C’était un jeu. Il regardait les objets tomber avec amusement. À long terme, est-ce que je veux un enfant qui est curieux, qui fait des expériences, ou un enfant qui a peur que je le chicane s’il tente des choses?

J’ai enlevé les objets cassants de sa portée en lui expliquant qu’il ne fallait pas les lancer par terre, que ça les briserait. Puis on s’est arrêté au milieu d’une allée tranquille et on a laissé tomber le contenant de plastique du mesclun. Plein de fois. Je l’ai fait avec lui. Ça a pris deux minutes et il est passé à autre chose. Au lieu d’une frustration mutuelle, on a vécu un moment de jeu complice… Quoi qu’en pense la petite madame qui nous a regardé bizarrement, on n’a rien fait de mal et je n’ai pas gâté mon enfant.

Après tout, avec sa petite bette, ce dont j’ai envie, c’est justement ça : l’aimer inconditionnellement.

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Accoucher dans ses affaires

Belle nouvelle pour bébé bedon et nous : la place tant convoitée pour un suivi en maison de naissance a été obtenue.

Un suivi en maison de naissance, ça veut dire un suivi avec une sage-femme plutôt qu’un médecin. Ça veut dire accoucher, au choix, à la maison, à la maison de naissance ou à l’hôpital. Les deux premières options sont uniquement si tout se passe bien, évidemment. C’est ce que nous souhaitions plus que tout. Pour Baptiste, nous sommes restés sur les liste d’attente sans obtenir de place. Mais cette fois-ci, ça y est! Notre maison, notre petit nid familial, sera l’endroit où nous pourrons accueillir en famille le nouveau bébé. Je suis toute excitée!

En mon absence, c’est mon amoureux qui a encore une fois réglé tous les détails par téléphone. Il commence à être habitué je pense. Il connaît mon numéro d’assurance maladie et mon dossier médical par coeur. Et j’aime bien l’implication que ça lui donne!

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Allaiter à l’autre bout du monde

Même si mon fils a 13 mois et que certains diront que c’est déjà vieux pour l’allaitement*, à aucun moment lui ou moi n’avons ressenti le besoin d’y mettre un terme. Quand je ne suis pas là, il boit du lait de vache sans se poser de question. Mais dès que nous sommes ensemble, c’est tout naturellement qu’il me demande le sein à l’heure du boire. C’est facile, c’est simple, c’est agréable.

Partir deux semaines au Mali, loin de lui, ne s’est pas fait sans questionnement. Est-ce que j’aurais dû le servrer graduellement avant mon départ? Peut-être… mais le fait est que je n’en avais pas envie et que ma baisse de production de lait due à la nouvelle grossesse (ressentie avant même que le + apparaisse!) m’a plutôt poussée à faire l’inverse : lui offrir le sein aussi souvent que possible pour continuer à produire du lait. Parce que le lait maternel, pour expliquer la loi de l’offre et de la demande, c’est meilleur que n’importe quel cour d’économie!

J’ai écrit au Dr Newman pour lui demander ce qu’il en pensait. Vous le connaissez? C’est le gourou de l’allaitement. Il y consacre sa vie et est LA référence en la matière. Les mères allaitantes l’aiment bien en général puisqu’il affirme que si une mère est capable d’enligner son bébé sur le sein, elle n’a pas trop bu d’alcool pour allaiter. Mais au-delà de ce cliché, c’est un homme qui a fait énormément pour promouvoir l’allaitement simple et naturel. Bref, j’ai posé la question de l’allaitement vs l’éloignement de 2 semaines au Dr Newman par courriel à 23h et à 3h du mat, il m’avait répondu.

Première recommandation : couper le biberon pour éviter la confusion et simplement donner du lait de vache à mon fils au gobelet. Comme toujours, Baptiste s’est acclimaté au changement sans même sourciller.

Deuxième recommandation : tirer mon lait le plus souvent possible.

Le tire-lait et moi, nous ne sommes pas des amis. J’ai toujours détesté ça. Non seulement je ne tire pas grand chose (alors que mon fils a toujours été rassasié sans problème au sein), mais je déteste le feeling de me sentir comme une productrice laitière. Mais bon, il fallait ce qu’il fallait.

À l’aéroport de Montréal, je me suis confortablement installée dans une pièce réservée aux parents avec bébés. Catastrophe : mon tire-lait ne fonctionne pas. J’appuie sur le bouton de mise en marche : rien rien rien. Heureusement, j’avais apporté des piles de rechange. Je les change, respire un bon coup et appuie sur la mise en marche. Rien de chez rien.

Course contre la montre avant l’embarquement pour trouver grâce à internet un endroit où acheter un tire-lait à Paris pendant mon escale. Heureusement, j’y serai pour quelques heures. Je note quelques adresses, dont une en banlieue Nord, pas trop loin de Roissy. Arrivée à Charles-de-Gaulle, je  fais la file pour me renseigner : 2ème arrêt du RER puis autobus. Je fais la file interminable pour acheter les billets et me voici partie à l’aventure.

Je suis arrivée avant l’ouverture devant le magasin Aubert de Villipente. J’en ai profité pour flâner dans la quincaillerie voisine et acheter de nouvelles piles. Au cas où! Eh bien le tire-lait s’est remis à fonctionner. Miraculeusement. Avec les nouvelles piles et les anciennes. Avec toutes les piles. Tout ce temps, il ne m’avait que nargué.

À CDG, trouver un coin tranquille pour tirer mon lait ne fut pas simple. Les salles qui ont un logo de table à langer ont effectivement une table à langer et un bol de toilette pour enfant. Rien pour s’installer confortablement. Sans compter la touriste qui y était déjà, seule, en train de se maquiller et qui m’a apostrophée : “C’est une salle familiale ici! Vous pouvez me laisser?” Euh… il est où, toi, ton bébé?

Donc depuis mon départ, j’exprime mon lait religieusement matin et soir. J’arrive à peine à avoir une petite once en trente minutes que je jette dans le lavabo. Aucune idée si fiston revoudra du sein à mon retour… mais dans tous les cas, j’aurai essayé.

Mon tire-lait, ce traître.

Mon tire-lait, ce traître.

*L’OMS recommande quand même l’allaitement exclusif pendant 6 mois, puis de poursuivre au moins jusqu’à 2 ans. Normalement, le sevrage naturel survient quelque part entre 2 et 4 ans…

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Partir à reculons

Un billet d’avion pour le Mali. Avec mon nom dessus. Il y a quelques années, j’aurais sauté de joie à l’idée d’avoir un boulot qui m’offre ce genre d’opportunité. Aujourd’hui, oui j’ai quelque part au fond de moi une envie d’Afrique, de ses odeurs, de ses couleurs. Mais j’ai surtout l’angoisse immense d’être à mille lieues du petit bonhomme dont je n’ai jamais été séparée plus de quelques heures depuis sa conception.

C’est si court, deux semaines, pour se rendre à l’autre bout du monde travailler avec des collègues maliens. C’est si long, deux semaines, quand on songe que c’est 15 dodos sans son enfant.

Je l’avoue, j’ai déjà un peu méprisé ceux pour qui occupaient leurs temps libres en travaillant sur leur terrain. Aujourd’hui, je comprends que le bonheur, c’est mon bébé qui fait bye-bye aux branches des arbres quand le vent les fait bouger, qui tape des mains en disant Bravo quand on va vider les chaudières accrochées à notre érable, qui se couche sur le dos en riant dans la bouette de notre gazon-plus-brun-que-vert. Ces semaines de printemps, je les aurais volontiers consacrées à embellir ma cours avec mon chum et mon fils plutôt qu’à parcourir le monde.

P.S. Je ne voyage pas seule. Eh oui, l’Afrique avec un bedon devient une habitude. Cette fois-ci, il est à peine visible… mais le petit cœur qui bat bien caché au fond de mes entrailles est bel et bien présent et m’accompagnera dans ce périple.

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Une fois le tour du soleil… le plus grand des voyages

Ma petite révolution autour du soleil est terminée. 13 février 2010, je partais en congé pour une année entière. 14 février 2011, je retourne au travail.

Oui, ça fait peur. C’est stressant aussi. C’est une révolution, mais elle me ramène à mille lieues du point de départ.

Pendant cette année, je suis devenue mère. J’ai tenté de rester femme en même temps. J’ai appris à accoucher, à donner mon lait, à me réveiller la nuit sans rouspéter,  à faire des purées, à coudre, à admirer les plafonds partout où je passe, à bercer, à aimer sans borne.

Je crois pouvoir affirmer que la maternité, malgré ses hauts et ses bas inévitables, me va bien. J’espère pouvoir en dire autant de la mère de famille au travail que je m’apprête à devenir.

“Conciliation Travail-Famille”. Ce n’était qu’une belle expression abstraite. Je ne me doutais pas qu’elle cachait autant d’appréhension, d’espoir et de défis. M’y voici!

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Aller voir ailleurs

Mon p’tit bonhomme et moi prenons l’avion ce mardi pour une semaine dans un pays loin là-bas. D’autres aventures seront donc relatées ici prochainement.

En attendant, je vous recommande chaudement le blogue de mon frérot qui se la coule douce en Suède pour une année d’échange universitaire (lui pense évidemment qu’il trime dur, mais du haut de ma presque trentaine, je me permets de dire “Ouin Ouin, c’est ça, c’est ça.”)

Ses épisodes en photographie sont particulièrement savoureux, surtout “La Slovaquie, c’est tellement trash que…

À bientôt!

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Jachère et mouvance

Vous l’avez remarqué, ce blogue est en jachère depuis plusieurs semaines… C’est que la famille est occupée à s’installer dans son nouveau chez soi. Une belle grande cour pour batifoler. Un sous-sol à finir. Un stationnement où abandonner l’auto le temps de partir en voyage. Le tout en ville, à 2 minutes à pieds d’un métro. Oh yeah!

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